Assurer ses travaux pendant et après.

Bricoler soi-même, et l’assurance ?

Avec le printemps, nombreux sont les Français et les Françaises à voir germer dans leur esprit des idées de bricolage, d’aménagement et de réfection en tout genre. On le rappelle fréquemment sur le blog du magasin de bricolage en ligne, mais le bricolage est une des activités favorites en France, bien qu’il s’agisse en fait d’une myriade de métiers. Changer une ampoule ne pose de problème à personne, mais créer une pièce, électricité comprise, est en réalité un vrai travail. Un travail qu’il faut savoir assurer…

Assurer ses travaux pendant et après.

Locataire ou propriétaire, pas le même combat

Chacun est libre de réaliser chez lui les aménagements qu’il souhaite, encore faut-il être effectivement chez soi. Si des locataires ne peuvent souvent pas réaliser de modification dans une habitation (il faut que ça soit spécifié sur le bail locatif), ce n’est pas que le propriétaire soit difficile, mais qu’au vu des implications légales en cas d’incidents et des protections en fait très limitées, eh bien il vaut mieux s’abstenir de faire de grands travaux dans une location.

Si vous êtes propriétaire en revanche, vous êtes seul maître à bord et donc responsable des menus travaux que vous effectuez. Cela implique diverses précautions à prendre que l’on va aborder ci-dessous.

Assurances

Les assurances ont leur mot à dire à deux niveaux, lorsque l’on fait soi-même des travaux. D’abord en cas d’accident pendant le déroulement du bricolage, il faut savoir que vous (propriétaire et habitant des lieux) n’êtes pas protégé en cas de blessure par votre garantie civile. Celle-ci n’intervient que si un ami vient vous aider et qu’il se blesse. C’est l’assurance maladie et éventuellement votre mutuelle qui prendront en charge vos frais de santé (indemnités d’interruption de travail, etc.). Certaines assurances proposent des contrats spécifiques pour aller plus loin dans cette protection en cas de dommage physique, mais rien n’existe si vous cassez un objet, un meuble, abîmez le sol…

Après les travaux, l’assurance intervient encore. En effet, pour tout travaux de type gros œuvre (qui touche à la stabilité du bâtiment), électrique, plombier, etc. en somme tout ce qui est normalement réalisé par des professionnels dûment formés et assurés, doit à son tour être assuré comme tel. Pour faire simple, même si vous faite vous-même votre électricité, vous devrez l’assurer comme un pro, garantie décennale et tout le toutim compris. Cela dit, si vous ne comptez pas vendre votre bien sous dix ans et que vous êtes sûr de votre ouvrage, vous pouvez vous abstenir. Mais si vous vendez, attention car vous serez considéré responsable dans les dix ans qui suivent la fin des travaux (la vente si cela n’est pas attesté).

Attestation

Comment alors faire vérifier vos travaux pour garantir leur validité ? Pour l’électricité, vous devez faire venir un inspecteur Consuel. Le Consuel est le Comité national pour la sécurité des usagers de l’électricité, ses inspecteurs délivrent l’attestation de conformité de votre installation en venant chez vous. Il vous en coûtera de 122,42 à 196,14 euros selon l’installation (simple, produisant de l’électricité, stockant l’électricité) et le format numérique ou papier.

Concernant la plomberie du gaz, il en va de même., trois sociétés agréées sont chargées d’inspecter les installations : Copraudit, Dekra et Qualigaz.

Ne rangez donc pas votre caisse à outils sous le lit, maintenant que vous êtes informé du cadre légal qui entoure vos rêves d’aménagement, il ne vous reste plus qu’à vous lancer !

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